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dimanche, mai 17 2009

Super-Instit est très déçu...

Journée de deuil national à l'éducation du même nom...


Depuis quelques jours bruissent des rumeurs. Les "milieux bien informés" que nous décrivait Coluche lâchent petit à petit quelques bribes d'informations...
Les politiques de tous bords, d'habitude si prompts à révéler leurs scoops à quelques journaleux dociles se taisent, attendent une confirmation, un choc, cette nouvelle qui fera sans aucun doute l'effet d'une bombe, tant le personnage au centre de cette tragédie est illustre et représente la gauche dans toutes ses valeurs...


Aucun syndicat ne s'est encore risqué à lancer l'information, à mobiliser les troupes... Ils restent à l'écoute, eux aussi dans l'attente d'une déclaration officielle qui l'espèrent-ils fera taire cette rumeur malicieuse, cette trahison capitale qui risque de déstabiliser la gauche alors qu'elle est déjà mal en point...


Le Parti de Gauche se refuse à tout commentaire, et adopte la même position que le PCF et la LCR : le refus d'y croire, le refus de voir dans ce cataclysme politique le signe d'une victoire écrasante de Sarkosy, la preuve flagrante que comme l'UMP aime à tenter de le faire penser, la gauche et la droite, c'est la même chose...


Le Parti Socialiste, écrasé par la nouvelle, tente encore aujourd'hui, alors qu'il semble bien que la messe soit dite, de faire renoncer ce ténor de gauche, cette icône des masses laborieuses, cette image qui comme celle de Blum ou Jaurès a attiré vers la gauche des générations entières de travailleurs, d'intellectuels, d'enseignants...


Mais aujourd'hui, dimanche 17 mai 2009, jour pluvieux, comme si le ciel lui même accablé de la douleur de cette trahison tentait de punir ceux qui n'ont pas su le retenir, la nouvelle tombe enfin, le masque se déchire, le voile se lève... Comme dans les meilleurs dramaturgies présentées au Festival de Cannes, comme si la crise et le chômage qui monte tous les jours, comme si les banques qui déroutent, les constructeurs automobiles en détresse, comme si les dirigeants obligés de renoncer à leurs rémunérations méritées, comme si Les Conti ou les Morlex jetés comme de vieux papiers usagés ne suffisaient pas à rendre encore plus morose et interminable cette année 2009, Super-instit a décidé de rendre publique cette bombe médiatique, cet ouragan politique qui va balayer le paysage politique pendant des semaines et occuper les éditoriaux nationaux pendant des mois...


Claude Allègre se dit prêt à devenir ministre de Sarkozy...


La vérité toute nue est lâchée... Le choc doit être rude, mais il faut continuer à lutter... Nous devons tenir, même quand les meilleurs des meilleurs s'en vont...


Le pire presque, le coup de grâce, la signature définitive sur l'acte de capitulation arrive pourtant... Super-Instit a hésité longuement avant de délivrer ces deux informations coup sur coup ! Fallait il attendre, digérer la première information avant de lancer la seconde ? Le choc de la perte de ce combattant de gauche, de ce pourfendeur de la droite et du capitalisme sauvage, de cette figure paternelle que tout les enseignants regrettent amèrement, tant la considération qu'il leur a témoignée reste encore solidement ancrée dans notre mémoire collective, n'est elle pas trop dure à encaisser, alors que se profile la suite, le pire du pire ???


Et pourtant, Super-Instit a choisi de courir le risque, en connaissance de cause... Autant boire le calice jusqu'à la lie...


Accrochez vous, la suite est encore plus dure, la désillusion sera totale, votre raison risque de vaciller, tant cette information dépasse l'entendement... Éloignez les enfants et les femmes enceintes, et ne lisez la suite que si votre état de santé en cette fin d'année scolaire vous permet encore de tenir pendant ces 6 ou 7 dernières semaines...


"Mais je ne serai jamais plus ministre de l'Education nationale ! C'est un poste difficile, peut-être le plus dur. J'ai eu des manifs contre moi (...) Ministre, c'est passionnant et difficile à la fois. Chaque fois que vous avez une idée, votre administration vous dit que ce n'est pas possible !"


Pour rigoler encore un peu cette année, il nous suffit maintenant d'attendre la nomination comme ministre de l'Education Nationale de Nadine Morano, du cirque du presque même nom, qui a réussi à élever le débat national à la hauteur approximative de l'éloquence et du sens de la syntaxe de Fadela Amara...
SIC !




vendredi, mai 15 2009

Grand Corps Malade et son appel pour l'éducation nationale...

A écouter sans modération, et surtout, comme d'habitude, avec Super-Instit, FAITES DU BUZZZ !!!

Merci au copain de Super-Instit qui lui a signalé ce beau petit texte...

MAJ du 17 mai, cet article du Nouvel Obs :


Ce matin, sur la quatrième de couverture de «Libération», on pouvait lire un slam de Grand Corps Malade intitulé «Education Nationale», où «l'égalité des chances» est «un concept de ministère» (voir la vidéo ci-dessous). Comme la démarche est peu banale, j'ai illico téléphoné à Fabien, alias Grand Corps Malade, pour comprendre de quoi il retourne.

«Ce slam, je l'ai écrit il y a six mois, selon l'inspiration du jour – comme chaque fois. Il n'est sur aucun de mes deux albums, mais, depuis le mois de janvier, je l'intègre à mon spectacle en tournée. Les réactions sont à chaque fois très bonnes. Il est même arrivé que le public se lève pour l'applaudir. A la sortie, on me demande où on peut le trouver. Si bien que j'ai fini par en faire un clip, à la hâte, avec mon réalisateur attitré Mehdi Idir. Nous l'avons tourné dans une école de Saint-Denis.

Le thème de l'école m'intéresse et me préoccupe. Mais l'idée (ou le déclic) m'est venue lors d'un atelier d'écriture avec des élèves de CM2, dans une école d'Epinay. J'ai rencontré une institutrice pleine de bonne volonté, qui bosse comme une folle. Pour organiser une sortie avec ses élèves à la Cité des Sciences, comme on ne lui donne aucun moyen de le faire, elle a mobilisé ses élèves pour qu'ils gagnent des places sur Internet. J'ai trouvé ça tellement triste et déplorable qu'on puisse en arriver là. Vous vous rendez compte, elle n'a pas les moyens d'emmener ses élèves en sortie !

Je n'attends rien de l'Education nationale, mais je ne comprends pas que les professeurs soient si mal payés quand on sait quelles responsabilités pèsent sur eux. Ils doivent assurer l'enseignement, le confort et la sécurité de trente enfants quotidiennement. J'ai beaucoup de respect pour eux et je suis scandalisé qu'ils soient à ce point dévalués au niveau du salaire. J'ai eu envie de réagir.

A mon niveau, je fais ce que je peux. Je n'ai rien à faire dans des réunions ministérielles, je n'ai aucune légitimité. En revanche, je rencontre des élèves, j'anime des ateliers d'écriture et de slam, je fais inviter des jeunes à des concerts (et pas seulement à mes spectacles).»

Grand Corps Malade

(propos recueillis par Sophie Delassein)



mercredi, mai 13 2009

France, Terre d'écueil ! (NB : Se prononce ekeuille pour Eric Besson et les sympathisants de l'UMP...)

Super-Instit vous soumet cette histoire ahurissante, symbole s'il en était encore besoin de la transformation de notre beau pays en état à la limite du fascisme, à la gloire de notre nabot national...

Quelle tristesse !


Faites suivre à tous ce message, il faut réagir !

A lire aussi sur l'excellent blog de Libération : Hexagone... Cliquez ici


Brésilienne, universitaire, touriste et... indésirable en France

De la France, Solange França, universitaire brésilienne venue passer quelques jours à Paris chez des amis français, n'aura vu que la zone d'attente de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Parce qu'elle était en possession d'une simple attestation d'hébergement et non d'une attestation d'accueil officielle, elle a été remise aussi sec dans l'avion. "L'histoire circulait depuis une quinzaine de jours, en portugais, sur les réseaux universitaires brésiliens, nous l'avions déjà répercutée sur le Réseau Pôle Brésil de Nanterre", raconte Idelette Muzart, la responsable de ce réseau. Voici cette mésaventure telle que la raconte Solange França, dans un français parfait, et son ami français Yves Bellenand qui l'attendait à l'aéroport et ne l'a jamais vue arriver.

Le récit de Solange França

Comme tous mes amis le savaient, j'avais programmé d'aller à Paris en vacances, visiter un couple d'amis Yves et Riviane, fêter mon anniversaire, établir des contacts avec des instituts de recherches et d'enseignement, et de réaliser mon rêve de connaître la France.

Je suis partie d'Ilhéus le 9/4/09 à 12h32, destination Salvador de Bahia par le vol TAM 3680 puis de Salvador de Bahia destination Paris par le vol TAM 8068 arrivée à l'aéroport Charles de Gaulle à 14 heures le 10 /04/2009.

Au sortir de l'avion, j'ai été conduite sans aucune explication dans une salle de la police française. Une policière a alors demandé de vérifier mon passeport, mon billet d'avion de retour, l'argent disponible, l'attestation d'hébergement et mes assurances. Pour prouver mon hébergement j'ai présenté une attestation faite par Yves et Riviane Bellenand, ce couple d'amis qui devaient m'héberger durant tout mon séjour à Paris.

Je lui ai expliqué que je n'avais pas d'assurances spéciales mais j'ai présenté ma carte d'assurance privée brésilienne, un bulletin de salaire émis par le gouvernement de l'état de Bahia datant de mars 2009, montrant que je suis en activité à l'Université de Santa Cruz à Bahia (Brésil) comme enseignante-chercheur.

Sans autres explications, j'ai été conduite avec deux autres personnes vers une autre salle de la police dans laquelle se trouvait déjà  un autre brésilien.

J'ai demandé des explications au policier à l'accueil mais il m'a dit de m'asseoir avec un ton de voix menaçant et agressif. A ce moment là, j'ai réalisé que j'allais être expulsée de France et que je ne pourrais pas demander des éclaircissements parce que je craignais d'être considérée comme «agressive» ce qui pourrait aboutir à des événements encore plus graves comme par exemple
être mise en prison sur le territoire français.

Plus tard un autre policier a mis des gants et a demandé au brésilien de le suivre dans une autre salle. Dix minutes plus tard un autre brésilien a été aussi emmené. Après deux policières ont demandé à deux autres filles qui nous avaient rejoints d'aller dans une autre salle. Après ça a été mon tour.

Dans cette salle il y avait mon sac à dos et mon sac à main. J'ai dû mettre tout sur une table et m'éloigner de mes affaires et les deux policières ont tout fouillé. Elles ont confisqué mon passeport et mon argent (200 réals, 100 dollars et 1800 euros). A ce moment-là, j'ai demandé à nouveau des éclaircissements sur l'expulsion mais une policière m'a dit de «fermer ma gueule» sur un ton menaçant.

J'ai présenté mon bulletin de salaire mes trois cartes de crédit (Visa Ourocard Platinum, Mastercard Ourocard Platinum et Ourocard Gold toutes émises par la Banque du Brésil), l'attestation d'hébergement et des e-mails des professeurs et collègues de travail avec lesquels j'avais l'intention de m'entretenir durant mes vacances.

En effet, j'envisageais de faire un post-doctorat en France dans un futur proche. J'ai montré l'e-mail du professeur Henri PLANA (professeur français à l'UESC - Université de l'Etat de Santa Cruz à Bahia, Brésil) qui est en ce moment en stage post-doctoral au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille), de Michel Jean DUBOIS (français, biologiste, qui travaille à Intervivos (www.intervivos.fr) et de Marcelo DE PAULA CORREA  chercheur brésilien, en stage post-doctoral au LATMOS (Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales).

J'ai expliqué que je n'avais pas d'invitation officielle pour visiter ces laboratoires parce que j'étais en vacances, mais que, même en tant que touriste, et comme coordinatrice de recherches de l'Université, j'allais aussi prendre des contacts professionnels pour envisager un post-doctorat et pour articuler avec des institutions françaises la soumission de projets dans le cadre du 7ème Programme pour l'Investigation et le Développement Technologique de la Communauté Européenne.

Quand j'ai demandé à cette policière comment je pourrais inverser la situation, elle m'a informé que ce serait seulement possible grâce à une intervention de l'ambassade du Brésil en France, et que dans la salle ou j'allais être «détenue», il y avait un téléphone et que je pourrais m'en servir. La même policière m'a donné le numéro de téléphone de l'ambassade.

J'ai été conduite dans une salle de détention ou il y avait déjà 5 autres personnes. J'avais uniquement les vêtements que j'avais sur moi, un papier avec les numéros de téléphone de Henri et de Riviane et celui de l'ambassade. Mon sac à dos et mon sac à main sont restés par terre dans un couloir d'accès à cette salle et mon passeport et mon argent ont été retenus par la police française.

J'ai appelé le numéro de l'ambassade qui répondait seulement avec un répondeur indiquant un numéro à contacter pour les urgences. J'ai laissé un message sur un deuxième répondeur pour expliquer ma situation. «Détenue dans un aéroport d'un autre pays, désespérée, espérant une aide officielle du Brésil je n'arrive à parler qu'à un répondeur».

Le temps passait, quelques personnes désespérées, d'autres en larmes dans une salle pas propre et où il y avait seulement dix places assises avec un unique téléphone disputé par tous. L'énervement, le sentiment d'insécurité et le désespoir augmentaient.

Je crois vers 17 heures (je n'avais pas de montre) on nous a apporté de la nourriture dans un sac: une boite de salade au thon, un morceau de pain, un paquet de chips, une bouteille d'eau et un dessert crémeux de bananes et pêches qui a servi à écrire les numéros de téléphones que nous obtenions sur le mur de la salle de détention (nous n'avions ni papier ni crayon !).

Vers 18 heures nous étions tous conduits de nouveau dans la salle du département de police où un interprète allait nous signifier que nous quitterions la France par le premier vol et que la seule solution était de signer les termes du «refus d'entrée en France» composé de 5 pages toutes écrites naturellement en français.

Puis on est retourné dans la salle de détention ou j'ai réussi à avoir au téléphone un fonctionnaire du consulat du Brésil qui était au courant de ma situation ayant écouté le répondeur et ayant parlé avec mon ami Henri. Il m'a informée qu'il ne pouvait rien faire et que je devais retourner au Brésil. J'ai réussi à parler avec Yves et Riviane qui étaient toujours à l'aéroport et qui avaient déjà fait des tentatives inopérantes pour prouver qu'ils allaient vraiment m'héberger chez eux.

Vers 21 heures, le 10 avril 2009, la police m'a rendu mon argent et j'étais conduite avec 16 autres brésiliens escortés par 10 policiers, à la porte d'embarquement pour prendre le vol Tam  JJ 8055 destination Rio de Janeiro. 

En arrivant à Rio le personnel de la TAM - inefficace et montrant leurs préjugés - m'ont rendu mon passeport et j'ai été conduite à la police fédérale brésilienne pour ensuite prendre le vol TAM JJ 8068 destination Salvador de Bahia, et après le vol TAM JJ 3660 destination Ilhéus.

Ce message bien que long ne parvient pas à dire la grande frustration, la peur, l'insécurité, le manque de respect et les préjugés que j'ai vécus durant ces 75 heures.

Présentement  je voudrais que les autorités brésiliennes et française prennent connaissance de «l'événement» que j'ai vécu et aussi donner des éclaircissements.

En fait, ce qui devait être un cadeau d'anniversaire a généré beaucoup de souffrances.

Cordialement

Solange
 

Le récit d'Yves Bellenand

Honte et révolte sont les deux sentiments qui m'animent depuis vendredi dernier. Honte d'être français et révolte contre un pouvoir qui a comme ligne de conduite la répression dans tous ses états !

Les faits : Vendredi 10 avril , 14 heures, je suis à l'aéroport Charles de Gaulle venu accueillir notre amie brésilienne Solange França qui vient passer trois semaines avec nous. C'est l'occasion pour elle de fêter son 40ème anniversaire et de prendre aussi des contacts professionnels en vue d'un post-doctorat. Solange est professeur-chercheur à l'Université Santa Cruz de Bahia.

L'avion s'est posé à l¹heure.
15 heures, Pas de Solange !
15h30, j'interpelle un policier et lui demande si tous les passagers sont sortis de la salle de débarquement. «Non, il y en a encore en salle de police !»
16h, inquiet,  je demande à un douanier qui passait s'il veut bien me dire si Solange França a quelque problème. Il revient dix minutes après: «la personne est retenue par la police parce qu'elle n'a pas tous ses papiers en règle. Vous devez vous rendre dans la zone de fret 1 à ZAPI 3»

Aucune indication dans la zone de fret 1 ne signale la ZAPI 3 ! Je finis par trouver. Là j'expose la situation et on me dit qu'on ne peut me donner aucun renseignement, les personnes détenues n'étant pas encore transférées en Zone de détention. Elle me donne un numéro de téléphone à appeler entre 19h et 20h et me fait comprendre que je ne peux rester là.

Vers 18h nous réussissons à avoir la ZAPI au téléphone «deux problèmes : attestation d'hébergement non officielle et problème d'assurances.»

Nous arrivons devant la grille de la ZAPI à 19h20 Là, «c'est fermé revenez demain matin à 8 h.»

Nous nous rendons à l'aéroport et nous demandons à voir l'officier de police de quart. Nous expliquons à un policier que nous n'étions pas au courant de l'attestation d'accueil délivrée par la mairie ou la préfecture mais que nous avons fourni une attestation d'hébergement sur papier libre. L'officier de quart dit «impossible !»

Notre amie a été renvoyée dans son pays à 21 h 50 sans qu'on ait pu la voir !

Je suis révolté, non seulement par les conditions de détention, mais aussi par la désinvolture et le manque d'humanité qui ressort de cette lamentable affaire, et plus encore par la restriction de nos libertés individuelles qui découle des conditions de l'établissement de cette «attestation d'accueil» officielle qui est demandée par l'Etat français aux étrangers venant de l'extérieur de l¹espace Schengen.

En effet renseignements pris, on demande l'avis d'imposition de la personne qui accueille, trois quittances d'électricité, une quittance de loyer, l'état de salubrité du logement et la photocopie de la pièce d'identité entre autres renseignements et 45 euros de timbres fiscaux. Et la mairie ou la préfecture peuvent ne pas autoriser l'accueil. La France a vraiment perdu son aura de «terre d'accueil».

N'avons-nous plus le droit de recevoir nos amis étrangers sans en demander l'autorisation ? C'est une restriction de plus de nos libertés individuelles.

Si comme moi vous êtes choqués et honteux faites passer ce courriel à tous vos amis. Merci.

Yves Bellenand


mercredi, avril 22 2009

Super-Instit, Super-Docteur et la loi Bachelot... Acte 1 : L'Appel des 25 contre la mort de l'Hôpital Public !

La casse du Service Public ne s'arrête pas à l'Education Nationale ! Not'Bon Président s'attaque maintenant à l'Hôpital Public... en même temps, à Neuilly-sur-Seine, il y a l'Hôpital Américain, alors...


Le Nouvel Observateur
a publié un texte signé par 25 grands professeurs des hôpitaux publics dénonçant le projet de réforme de Roselyne Bachelot, dont "le maître-mot", selon eux, "n’est plus la santé mais la rentabilité".


En 1958, la grande réforme menée par le Professeur Robert Debré allait permettre à la médecine française de devenir en 30 ans "la meilleure du monde".
Cinquante ans plus tard, le Parlement va-t-il voter la loi "Bachelot" qui porte en elle la disparition de cette médecine hospitalière au profit d’une médecine mercantile ? Le maître-mot n’est plus la santé mais la rentabilité. La préoccupation centrale n’est plus le malade mais le compte d’exploitation de l’hôpital. Et les premières victimes en seront les patients et les soignants.
Cette loi cale l’hôpital sur l’entreprise. Elle donne tous les pouvoirs au Directeur de l’Hôpital, nommé et révoqué par le Directeur de l’Agence Régionale de Santé, lui-même nommé et révoqué par le Conseil des Ministres. Ce directeur pourra n’avoir aucune compétence médicale ou en santé.C’est pourtant lui qui arrêtera le projet médical de l’hôpital. Lui aussi qui nommera et révoquera les médecins responsable des structures de soins (pôles, départements, services…). Sur quels critères ?
La tarification des actes est semblable dans les secteurs privé et public – comme si les pathologies et la continuité des soins y étaient comparables ! La pensée marchande dont se prévaut cette loi réduit le qualitatif au quantitatif, le malade au tarif de sa maladie.
Dans le même temps on organise des suppressions massives et injustifiées d’emplois d’infirmières et d’aides-soignants.
Bien sûr, l’hôpital public doit être réformé. Mais certainement pas de cette manière.
Il faut repenser l’organisation hospitalière pour répartir de manière harmonieuse sur le territoire, sans redondance, les stuctures de soins et les spécialités en prenant en compte aussi leur niveau de technicité et l’accueil des urgences ; organiser la continuité des prises en charge au fur et à mesure de l’évolution du type de soins que demandent les malades.
Il faut réfléchir aux nouveaux métiers de la médecine ; prendre en compte la nécessaire pluridisciplinarité ; reconnaître et valoriser les actes des infirmières et des personnels paramédicaux (psychologues, diététiciennes, orthophonistes, etc.) ; promouvoir la prévention, le dépistage, l’éducation thérapeutique.
Il faut impliquer toutes les unités de soins hospitalières dans des activités de recherche structurées et adosser les orientations cliniques à un projet médical qui ne soit pas fondé sur la rentabilité mais d’abord sur les besoins de la population, l’évolution prévisible des grandes questions de santé publique, l’avancée des connaissances et des progrès technologiques.
Il faut un financement, propre à l’hôpital, qui tienne compte de l’innovation, de la lourdeur des pathologies, de la précarité, des handicaps de la vie.
A cet effort-là, source de progrès et de solidarité, tous les médecins et personnels hospitaliers sont prêts à souscrire. Mais pas à cette loi destructrice et injuste.
Soyons clairs. Si cette loi n’est pas amendée, elle s’appliquera sans nous, médecins et chirurgiens de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris. Demain, côte à côte, et pour la première fois, infirmières, agents hospitaliers et administratifs, médecins seront dans la rue. Preuve que les mentalités ont changé, que l’union est faite pour que soit supprimé le volet hospitalier de la loi "Bachelot" et pour que s’ouvre enfin un débat à la hauteur de l’enjeu : il est encore temps et il est urgent d’organiser les Etats Généraux de l’hôpital public.


Les 25 signataires


Pr. Basdevant, endocrinologue, Pitié Salpetrière
Pr. Bourgeois, rhumatologue, Pitié Salpetrière
Pr. Bousser, neurologue, Lariboisière
Pr. Brochard, anesthésiste réanimateur, Henri Mondor
Pr. Dubourg, cardiologue, Ambroise Paré
Pr. Fischer, pédiatre, Necker Enfants Malades
Pr. Franco, chirurgien digestif, Antoine Béclère
Pr. Frydman, gynécologue obstétricien, Antoine Béclère
Pr. Gaudric ophtalmologue, Lariboisière
Pr. Gluckman, hématologue, Saint Louis
Pr. Godeau, médecin interniste, Henri Mondor
Pr. Grimaldi, diabétologue, Pitié Salpetrière
Pr. Guillevin, médecin interniste, Cochin
Pr. Kieffer, chirurgien vasculaire, Pitié Salpetrière
Pr. Kuttenn, gynécologue médicale, Pitié Salpetrière
Pr. Lyon-Caen, neurologue, Pitié Salpetrière
Pr. Mariette, rhumatologue, Bicêtre
Pr. Menasche, chirurgien cardiaque, Georges Pompidou
Pr. Musset, radiologue, Antoine Béclère
Pr. Niaudet, pédiatre, Necker Enfants Malades
Pr. Sahel, ophtalmologue, Hôpital des Quinze-Vingts
Pr. Sedel, chirurgien orthopédiste, Lariboisière
Pr. Valla, hépatologue, Beaujon
Pr. Varet, hématologue, Necker
Pr. Vernant, hématologue, Pitié Salpetrière


Super-Instit vous invite à signer "l'Appel des 25 Contre la mort de l'hôpital public" ! Cliquez ici : Appel des 25

Super-Instit, Super-Docteur et la loi Bachelot... Acte 2 : La triste réponse de Bachelot, pur bonheur de langue de bois ! Copé pourrait prendre des leçons !

Avant de vomir, Super-Instit vous transmet en intégralité la réponse de Bachelot, qui en bonne sinistre de Sarkozy pratique une langue de bois sauce mépris qui ferait rougir de plaisir Frédéric Lefebvre et Jean-François Copé... Cette mégère rosâtre embagousée a visiblement bien appris son Petit Manuel de propagande... Avec toujours le même poncif : ils n'ont pas lu le texte, qui est pourtant formidable, ne l'ont pas compris, et sont de mauvaise foi !!! Quelle tristesse, et dans quel état vont ils nous laisser la France ??? Ah si, super-Instit a une idée : comme la Grande Bretagne...




Les « 25 » devraient vraiment lire la loi Bachelot …
 

J’ai lu avec intérêt et étonnement la tribune signée par 25 professeurs hospitaliers parisiens.

Les signataires en appellent à la tenue d’états généraux de l’hôpital. Ignorent-ils vraiment que la loi a été élaborée suite à un travail de concertation sans précédent, menée sous l’égide de Gérard Larcher au cours de la quelle des centaines d’acteurs hospitaliers ont été entendus ? Ce sont leurs propositions qui ont été reprises dans la loi.

Les signataires dénoncent les « suppressions massives de postes ». Ignorent-ils vraiment que l’hôpital public a vu ses effectifs croître de 11,4% les dix dernières années et de 25.000 personnes –en son cœur et à la périphérie- l’année dernière ?

Les signataires dénoncent la « tarification des actes identiques dans le public et le privé ». Ignorent-ils vraiment qu’à prestations égales, la différence entre le public et le privé est estimée à 30% en faveur du public ?

Les signataires dénoncent un « malade réduit au tarif de sa maladie ». Ignorent-ils vraiment les transformations de la tarification, que j’ai décidées cette année,  prenant en compte la précarité sociale des malades et la sévérité des pathologies ? Veulent-ils en revenir à la dotation globale qui constitue le financement le plus injuste ?

Les signataires en appellent à la valorisation  des métiers de l’hôpital. Ignorent-ils vraiment que le processus LMD est enclenché et qu’il va concerner l’ensemble des professions, notamment les infirmières, améliorant les carrières et les statuts ?

Les signataires dénoncent un « directeur qui pourrait  n’avoir aucune compétence médicale ou en santé ». Ignorent-ils vraiment la haute compétence de ces professionnels de santé publique, formés à l’EHESP ?  L’hôpital a besoin d’une équipe unie pour le diriger et c’est ce que propose la loi.

Les signataires en appellent à « une répartition hospitalière harmonieuse sur tout le territoire ». Ignorent-ils vraiment que la loi donne les outils pour cela avec l’instauration de communautés hospitalières de territoire ? Que tout est fait pour sauvegarder un maillage hospitalier de proximité qui est le plus dense et le plus coûteux du monde ?

Les signataires dénoncent « une médecine mercantile ». Ignorent-ils vraiment que la mauvaise gestion est la pire ennemie d’une médecine de qualité ? L’hôpital a besoin de moyens, je les lui donne en augmentant de 3,1% les dépenses hospitalières, alors que notre pays traverse une crise sans précédent ;  il a aussi besoin d’organisation et la loi la lui donne.

Que les médecins signataires lisent la loi au lieu de la caricaturer. Ils verront alors que le pouvoir médical est désormais organisé et protégé. Il n’était jusqu’alors qu’aux mains de quelques uns dans une organisation des pouvoirs opaque, basée trop souvent sur l’influence et la notoriété au détriment d’une vision prospective et juste des besoins en santé.

Avec la loi, l’équipe de direction sera à majorité médicale, le président de la commission médicale d’établissement en sera le vice-président, le directeur des soins infirmiers en sera membre de droit, les chefs de pôle verront leurs pouvoirs renforcés avec de vraies délégations de gestion. La possibilité de créer des services sera ouverte à nouveau. L’indépendance de l’acte soignant est garantie. Le projet médical, projet stratégique de l’hôpital s’élaborera  avec les soignants dans le respect de la déontologie.

Certes, le texte peut encore évoluer. J’ai ainsi accepté plus de 500 amendements de la majorité et de l’opposition lors de la discussion à l’Assemblée nationale. Dans quelques semaines, nous continuerons ce travail au Sénat dans le même esprit d’ouverture et de dialogue.

Je sais aussi que la réforme se fera grâce aux 900.000 personnes qui travaillent à l’hôpital. Je vais à leur rencontre plusieurs fois par semaine pour leur exprimer notre gratitude et je continuerai pour expliquer les modalités d’un texte construit à partir de leurs propositions.

L’hôpital public est le joyau de notre système de santé. C’est l’immobilisme qui le menace. C’est en le modernisant autour des besoins des malades, en valorisant ses professionnels, en le dotant de moyens financiers de plus en plus importants que nous le sauvegardons. C’est là le sens de ma politique.

 
 
 Roselyne BACHELOT-NARQUIN
Ministre de la Santé et des Sports

Super-Instit, Super-Docteur et la loi Bachelot... Acte 3 : Les 25 professeurs caricaturistes et ignorants répondent à la ministre...

Les professeurs signataires de "l'appel des 25", qui dénoncent le projet de réforme de l'hôpital mené par Roselyne Bachelot, "s'étonnent" de la réponse de la ministre de la Santé à leur texte.


Nous avons lu avec étonnement la réponse à notre tribune de la ministre de la santé. Son souci de privilégier une communication politique efficace l’a conduite sans doute à prendre quelques libertés avec les faits.


- La ministre évoque le travail de concertation qui a précédé l’élaboration de la loi. Ignore-t-elle qu’avant le débat parlementaire, nous avons rencontré ses conseillers ? Nous leur avons proposé des amendements législatifs avec lesquels ils ont pour l’essentiel affirmé leur accord. Résultat ? Aucun ! Ignore-t-elle vraiment la différence entre un travail de commission et un débat national débouchant sur des Etats Généraux permettant de définir une véritable politique de société ? Les hôpitaux subissent en moyenne une réforme tous les deux ans, réforme à chaque fois inachevée et non évaluée avant d’être remplacée par une nouvelle réforme. Quelle urgence y avait-t-il à légiférer ? Quelle urgence y avait-il à écarter de cette loi hospitalière les missions d’enseignement et de recherche médicale qui sont indispensables au progrès ?

- Loin des "suppressions massives de postes" que nous dénonçons la ministre parle d’embauches "massives". Ignore-t-elle la suppression, exigée par son ministère, de plus de 1.000 emplois à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), les 650 suppressions à Nancy, les 400 à Nantes, les 550 au Havre, les plus de 1.000 programmées à Marseille, les plus de 20.000 en France ? Pourquoi cache-t-elle cette réalité résultant non pas d’une réorganisation réfléchie du service public hospitalier, non pas d’un soucis d’efficience pour éviter le gaspillage des deniers publics mais d’une gestion purement comptable ?

- La ministre prétend qu’elle va augmenter cette année le budget des hôpitaux de 3,1%. Ignore-t-elle vraiment que, compte tenu de l’inflation et du financement des mesures prises par le gouvernement lui-même, le simple maintien de l’activité en l’état nécessiterait selon la Fédération Hospitalière de France (FHF), peu suspecte d’opposition au projet de loi, une augmentation de ce budget de 4,1% ? L’étranglement financier annoncé des hôpitaux publics met en péril leurs capacités d’investissement et de modernisation. Il menace l’avenir.

- Le sous-financement de l’hôpital est aggravé par une tarification en grande partie inappropriée à son activité. La ministre rappelle sa décision de prendre en compte "à l’avenir" (sic) la précarité sociale des malades et la sévérité des pathologies. Quel aveu ! Depuis 5 ans ni la précarité, ni la gravité n'étaient donc financées. Beaucoup d’autres activités des hôpitaux publics, comme celles du recours pour les cas difficiles, de l’éducation thérapeutique, de la permanence des soins, de la continuité territoriale, sont à ce jour non ou incomplètement prises en compte. Certes, il existe un financement des missions de service public à hauteur de 12% du budget hospitalier. La ministre peut-elle nous indiquer d’où vient ce chiffre obscur de 12% alors que la F.H.F. estime qu’il devrait être de 50% ? Le déficit des hôpitaux publics est donc un déficit programmé.

- Pourquoi toutes ces omissions ? On craint de deviner la réponse quand la ministre affirme : "à prestation égale la différence entre le public et le privé est estimée à 30% en faveur du public". Pourquoi ne dit-elle pas que les cliniques privées commerciales concentrent 80% de leur activité sur les pathologies rentables essentiellement chirurgicales, pas sur la pédiatrie, pas sur les maladies coûteuses des sujets âgés, pas sur la réanimation lourde, pas sur la chirurgie complexe et les urgences graves qui bouleversent les programmes opératoires…? Pourquoi ne dit-elle pas que lorsqu’on inclut les honoraires médicaux (exclus aujourd’hui du calcul des tarifs des cliniques), la part des contrats d’assurance des médecins libéraux pris en charge par la sécurité sociale, le coût des examens délocalisés non payés par la clinique mais facturés à la Sécurité Sociale, la différence des coûts entre le privé et le public "à prestation égale" n’est plus de 30% mais de 18% d’après la F.H.F. ? L’ignore-t-elle vraiment ? Et encore ne parle-t-on pas du coût engendré par l’obligation de repos des médecins du service public après une garde (repos dit de sécurité), obligation qui ne s’applique pas au secteur privé.

-De même pourquoi la ministre cache-t-elle la finalité de sa réforme, la "convergence public-privé" prévue pour 2012 ? Cette convergence suppose d’un côté un transfert de missions de service public à des cliniques privées commerciales et d’un autre côté la transformation des hôpitaux en établissements à gestion commerciale. Nous sommes favorables à la complémentarité contractuelle entre le public et le privé mais nous sommes opposés à la convergence concurrentielle qui détruira le service public hospitalier.

-Ainsi, la loi veut imposer à l’hôpital une gouvernance calquée sur le code du commerce jusque dans sa terminologie : un directeur (qui rappelons le n’est pas un médecin) devenu président du directoire nommera et révoquera les médecins transformés en ingénieurs de production. La reconnaissance par la ministre de "la haute compétence des directeurs, ces professionnels de santé publique formés par l’Ecole des Hautes Etudes de Santé Publique" serait plus crédible si sa loi ne prévoyait pas dans le même temps le recrutement contractuel et sur simple analyse de leur CV de directeurs non formés dans cette école. On est loin de la Sante Publique ! Ces nouveaux directeurs omnipotents seront eux-mêmes embauchés et révocables sans appel et à tout moment par les directeurs de l’Agence Régionale de Santé (A.R.S.) nommés en conseil des ministres.

- "La mauvaise gestion est le pire ennemi d’une médecine de qualité". En effet, des progrès sont indispensables dans ce domaine en particulier grâce une nouvelle organisation regionale de l’offre de soins. Encore faut-il déterminer la finalité de cette gestion. Une gestion mercantile de la santé est le pire ennemi de l’égalité de l’accès aux soins comme l’illustre le système actuel de santé américain. Le président Obama s’est engagé à le changer en s’inspirant… du système français… que le projet de loi de Madame Bachelot met en péril.
- Nous ne sommes pas des "mandarins" accrochés à notre pouvoir comme "un naufragé s’accroche à la corde du vent". Notre seul pouvoir est le devoir de compétence et de partage, vis-à-vis des patients, des personnels soignants et des futurs médecins. Le vrai pouvoir médical est aussi d’alerter lorsqu’il y a danger.

La ministre a refusé d’entendre nos réserves répétées depuis plusieurs mois. Aussi appelons-nous à renforcer le mouvement de défense de l’hôpital public (MDHP) initié par les médecins de l’AP-HP avec l’appui de l’ensemble des syndicats, bien au-delà de tout clivage politique.

Signez l'Appel des 25 contre la mort de l'hôpital public : cliquez ici : L'appel des 25

lundi, mars 30 2009

Les Inspecteurs toujours plus vifs dans leur combat pour une école républicaine !

Publié au Journal Officiel le 27 mars, un arrêté du 10 février vient  de faire remonter de façon spectaculaire le taux d'accès à la Hors Classe des Inspecteurs de l'Education Nationale à 34,5 % !!!

Pour rappel, celui des Professeurs des Écoles est actuellement de 1,15 % !!!


Une belle manière de remercier les cadres de leur très bonne obéissance aux très iniques consignes ministérielles... Super-Instit attend bien entendu de pied ferme une hausse du taux d'accès des enseignants à la hauteur de celui de leurs chefs...


La réaction des Syndicats sur ce sujet a été très claire, et ils ont... et bien... en fait... rien dit ni rien fait... Il faut dire que toutes les centrales syndicales se sont battues pour cet accroissement du taux d'accès !


Hasard du calendrier, c'est aujourd'hui que doivent être publiés les résultats de l'évaluation CM2... Nos IEN vont enfin pouvoir nous redire tout le bien qu'ils pensent de cette supercherie, et défendre à nouveau des positions contre lesquelles ils luttaient il y a 2 ans !!!


En annexe, le PDF de l'arrêté qui honore nos chefs !

mardi, mars 24 2009

"Lycée pour tous" écrit à Super-Instit !

Jour de lancement du site internet, reflet de la mission confiée par not'bon président à Richard Descoing, Super-Instit a reçu cette gentille lettre de Marguerite de Durand, coordinatrice (?!)...



Nouveau machin ministériel de propagande, ou véritable outil de contribution, nous garderons un oeil citoyen sur les activités de ce site, tout en images et vidéos djeun's, car c'est bien connu, les lycéens ne savent pas lire (forcément ils sortent d'une école élémentaire d'avant le règne génialissime de Sarko et de son fidèle valet Darcos !)...


Ci-dessous, le gentil courrier de la gentille madame...


Bonjour,

Nous sommes heureux de vous faire part du lancement de lyceepourtous.fr, plate-forme web de la mission menée par Richard Descoings sur le lycée.

Richard Descoings a d’ores et déjà commencé les consultations sur le terrain. Elles donneront lieu à un ensemble de recommandations sur une réforme potentielle, répondant aux souhaits et réflexions des acteurs de la vie scolaire et de l’ensemble des citoyens. L’équipe de la mission va ainsi visiter plus de 100 lycées en trois mois, et entendre plus de 15 000 personnes.

Ces visites ne sont néanmoins pas assez nombreuses pour permettre à tous de prendre la parole : la consultation des avis et propositions des professeurs, lycées, personnels administratifs, et, plus généralement, de tous les citoyens concernés, va donc s’élargir en ligne.

L’ouverture hier du site lycéepourtous.fr permet donc désormais au débat d’exister en ligne. Elle a l’ambition de s’étendre au public le plus large possible. Le nombre de participants sur le site sera la condition du succès de cette consultation : plus les contributions seront nombreuses, plus la vision de l’équipe de la mission de ce qui va au lycée, de ce qui n’y va pas, et des souhaits des Français pour leur lycée, sera juste.

Chacun est donc appelé à participer.

Premier mode de participation : la vidéo, grâce au partenariat avec Youtube, qui a permis de mettre en place une chaîne spécialement dédiée à la consultation.

Deuxième moyen : la publication de « tribunes », publiées les unes après les autres sur la page d’accueil du site et soumises aux commentaires et votes de l’ensemble des participants.

Enfin, les réactions aux comptes-rendus de visites de la mission, postés sur le blog, tenu, tout comme le flux twitter, par l’équipe de la mission, permettent d’enrichir les visites de vos commentaires.

Richard Descoings s’est engagé, au nom de toute l’équipe de la mission, à ce que chaque contribution soit lue et prise en compte. Les recommandations qu’il fera en mai (à mi-parcours) puis en octobre au gouvernement intégreront l’ensemble des propositions que l’équipe aura entendues,  sur le terrain, comme sur le web.

Nous espérons que cette initiative retiendra votre attention. Nous espérons vous compter parmi les participants à cette grande discussion sur l’avenir du lycée.

Bien à vous,

Marguerite de Durand

Coordinatrice

 

http://lyceepourtous.fr

vendredi, mars 20 2009

La presse déplore l'«autisme» de Fillon et Sarkozy face aux grèves de jeudi

REVUE DE PRESSE - Les éditorialistes dénoncent «le creusement d'un fossé social» entre les manifestants et le gouvernement...


Alors qu'un nombre record de manifestants est descendu dans la rue jeudi, les éditorialistes de la presse française déplorent l'«autisme» de François Fillon et Nicolas Sarkozy, qui aboutit selon eux à un «dialogue de sourds» avec les grévistes. «Il suffisait ainsi d'entendre hier soir François Fillon pour mesurer le creusement de ce fossé social entre des syndicats qui attendent plus que les 2,6 milliards d'euros débloqués lors du sommet du 18 février, et un gouvernement qui estime en avoir fait assez», résume Roger Antech dans Nice Matin. Hervé Cannet, dans «La Nouvelle République du Centre ouest», constate lui aussi que «le Premier ministre (appuyé à l'Assemblée par une majorité UMP très remontée) n'a rien de plus à proposer que la stricte application des mesures de février. Ce n'est pas un dialogue social, c'est un dialogue de sourds.»


«Ne jamais virer à l'autisme»


Une situation dangereuse, selon Patrick Venries, de «Sud-Ouest». Car «en refusant un nouveau round social rassemblant syndicats et patronat, le gouvernement a pris la responsabilité d'ignorer la crise morale que traverse la France.» Or «en politique plus qu'en tout autre domaine, la détermination ne doit jamais virer à l'autisme», avertit Emmanuel Caloyanni dans «Le Courrier de l'Ouest». L'argument de François Fillon pour expliquer son inflexibilité, analyse Dominique Garraud dans «La Charente Libre», est qu'il faut «éviter de creuser un déficit public qui a déjà doublé et qui pénaliserait la France lors de la reprise envisagée dès 2010.»


«Un remaniement s'impose»


Un argument sur lequel Francis Brochet ironise dans les colonnes du «Progrès»: «C'est son obsession, nous protéger, une vraie mère-poule avec ses poussins, gentils mais pas très malins. Oui, nous avons bien de la chance de l'avoir François Fillon, ou le pouvoir de dire non, pour notre bien.» Face à la situation, «Le Républicain lorrain», sous la plume de Philippe Waucampt pense qu'une «initiative politique s'impose. A commencer par un remaniement d'ampleur du gouvernement». Et Patrick Apel-Muller de conclure, dans «L'Humanité»: «Le gouvernement, avant de choisir l'épreuve de force, ferait bien de réfléchir qu'elle n'a de sens que lorsqu'on est le plus fort. L'est-il encore aujourd'hui ?»

mardi, mars 10 2009

Mais aussi, comment Johnny Halliday va-t il faire pour payer ses impôts en Suisse ???

Un peu loin des revendications habituelles de super-Instit, la loi HADOPI sensée éradiquer le téléchargement sur Internet met encore un peu plus en danger les libertés individuelles...


UFC
: Le projet de loi propose un dispositif pouvant conduire à la suspension de la connexion d'un internaute simplement suspecté. Ce dernier serait alors fiché pour empêcher qu'il ne s'abonne chez un autre opérateur. Le principe de la présomption d'innocence est bafoué dans la mesure où, identifié par son adresse IP comme téléchargeur présumé, c'est à lui qu'il revient de faire la preuve de sa bonne foi.

CNIL : Les seuls motifs invoqués par le gouvernement afin de justifier la création du mécanisme confié à l'HADOPI résultent de la constatation d'une baisse du chiffre d'affaires des industries culturelles. À cet égard, elle déplore que le projet de loi ne soit pas accompagné d'une étude qui démontre clairement que les échanges de fichiers via les réseaux « pair-à-pair» sont le facteur déterminant d'une baisse des ventes dans un secteur qui, par ailleurs, est en pleine mutation du fait notamment, du développement de nouveaux modes de distribution des œuvres de l'esprit au format numérique

Quadrature du net : Avant même le début des débats, et à l'exception des industries qui en sont à l'origine, ce texte fait l'unanimité contre lui. En plus du Conseil d'État1, du Parlement européen2, de la Commission européenne, de la CNIL3, de l'ARCEP4, de l'UFC-Que Choisir5, de l'April 6, de l'ISOC7, de l'ASIC8, de l'AFA9, du Contrôleur européen de la protection des données10, des « cinq gus dans un garage »11 de la Quadrature du Net, de la quasi-totalité des commentaires sur le blog officiel de l'UMP1213, c'est un sondage de 01Net14 qui confirme désormais cette triste réalité.

Même Attali s'y met : « Qu’on puisse dans la France de 2009 présenter et faire voter au Parlement, avec les voix de toute la droite et d’une partie de la gauche, une loi aussi indigne que celle qui vient en débat cette semaine à l’Assemblée nationale est un signe de plus d’un pays dont les élites politiques et économiques ne comprennent plus rien ni à la jeunesse, ni à la technologie, ni à la culture. D’un pays où les mots distraction, culture, art, spectacle, commerce, chiffres d’affaires sont employés de façon indifférenciée »


Il est aussi à noter que les sénateurs socialistes ont tous voté cette loi inique, preuve de leur parfaite indépendance à l'égard des lobbys...


mercredi, mars 4 2009

Quelques nouvelles idées pour not'bon Président...

Après les nominations UMPesques spectaculaires de Gilbert 'Oh Yeah !' Montagné et de l'inébranlable collecteur de pièces jaunes David 'Mamie Chirac' Douillet, Super-Instit désire lui aussi apporter sa contribution au renouveau de nos élites politiques...


Voici donc quelques personnalités qui à n'en pas douter, permettraient enfin à la France de sortir du marasme économique dans lequel nous ont plongé ceux qui essaient aujourd'hui de nous faire croire qu'ils vont nous en sortir, et pourraient à la fois faire remonter la côte de popularité de not'bon Président et faire encore un peu plus marcher la brosse à reluire de Xavier Bertrand, la plus belle langue de bois depuis Pinocchio... Quoique Copé...


Secrétaire d'État à l'évasion fiscale : Johnny Halliday

Qui malgré tout ça, va quand même finir par payer des impôts en Suisse pour son "Chalet" . Lire ici : Johnny Halliday peste contre les impôts Suisse




Ministre de l'Education Nationale, de la famille : Nadine Morano

C'est même pas drôle tellement ça risque d'être vrai !


Ministre de la Culture : Doc Gynéco

Pour son formidable come-back vidéo ludique et sa toujours communicative énergie (à faire baisser son amende fiscale par son pote Président)... Vomir ici : In bed with Doc Gyneco




Ministre du Culte Présidentiel : Jacques Seguela

Qui après avoir adulé Mitterrand, courtisé Chirac, a eu une révélation en découvrant not'bon Président... Eté comme hiver, de la même couleur de peau que le regretté (SIC !) Jacques Crozemarie, ce flagorneur en chef n'a certes pas détourné l'argent des cancéreux, mais celui des campagnes présidentielles du Parti Socialiste, jusqu'à ce que le filon soit meilleur à l'UMP...




Ministre de l'Ecologie et du Développement durable : Mireille Mathieu

Qui par ses paroles "Donnez nous mille colombes a tous les soleils levant", défend à la fois les p'tites bêtes et l'énergie renouvelable...




Ministre du Népotisme et du Regroupement Familial : Patrick Devedjian et son fils, Thomas Devedjian

Qui dans son plan de relance de la croissance, a déjà réussi à améliorer celle de sa famille, avec la nomination du rejeton à la Direction du Fond Stratégique d'Investissement (ou comment prendre une seconde fois l'argent du peuple français pour recapitaliser les banques et fabricants de bagnoles qui l'ont déjà paumé une première fois !) Lire ici : Chez les Devedjian la crise est une affaire de famille



Secrétaire d'État à l'Hétérosexualité Biblique : L'imbitable (mais non j'ai pas dit de gros mot !) Christine Boutin

Pour son approche toujours plus moderne de la notion de famille, et sa lutte acharnée contre les "tantes", les tentes (du canal St Martin), l'avortement, la pilule et la capote (étonnant non ?)... Lire ici : Le beau-parent homo crée des remous et ici : On va planter des tentes partout !




Ministres de la Droiture Politique et du Compagnonnage : Patrick Besson (Hein qu'il a une bonne tête Judas ?), assisté de deux infâmes gauchistes (dont un Franco-Monaco-Gabonnais) Bernard Kouchner et Martin Hirsh

Dont la nomination, comme leur engagement politique, se passe de commentaire et de courage...



Super-Instit vous invite tous à continuer cette recherche, en apportant dans vos commentaires les idées lumineuses qui permettront à notre gouvernement de se bouger un peu plus le Fillon...


Mais attention, seulement ceux qui auront reçu l'onction des mains expertes de gauche de Carla Sarkozy auront la joie d'appartenir à cette nouvelle race de dirigeants politiques...

Des nouvelles de 2035

Les "Sans-École" ont manifesté dans tout le pays, bravant ainsi le décret sur le service maximun et le plan Vigi-syndicat.

Sur ordre du Prince Président Sarkosy II, le cortège a été dispersé façon puzzle par les forces spéciales.

Les rescapés annonces 120 000 victimes, la police 80 000 chômeurs de moins....

dimanche, février 22 2009

Quel bonheur !!! Nadine Morano lorgne le Ministère de l'Education Nationale !!!

Faites du BUZZZ !!! Après l'insupportable hautain et méprisant Darcos, Sarkozy envisage de nommer à ce poste cette bécassine vulgaire et populiste, mais qui a l'avantage de lui plaire... Résumé des infos du jour...



Selon 20 Minutes :

Nadine Morano lorgne sur le ministère de l'Education


POLITIQUE - Son idée: adjoindre la rue de Grenelle à son secrétariat d'État à la Famille...

Nadine Morano n'est pas rassasiée. Secrétaire d'État à la Famille, placée sous la coupe de Brice Hortefeux, le ministre des Affaires Sociales, elle souhaite maintenant s'émanciper et obtenir un grand ministère à elle toute seule.

D'après lepoint.fr, Nadine Morano envisage carrément d'adjoindre le ministère de l'Education à son secrétariat d'État. Une idée qui pourrait faire son chemin. Il faut dire que le poste est quasiment vacant: Xavier Darcos ne fait pas mystère de son envie de quitter la rue de Grenelle.

Retour en grâce

Nadine Morano prépare le terrain pour le remaniement ministériel qui s'annonce pour juin après les élections européennes. Selon lepoint.fr, la secrétaire d'État est en train d'écrire une note à Nicolas Sarkozy pour expliquer comment elle pourrait fusionner les portefeuilles de la Famille et de l'Education.

Après une défaite humiliante aux municipales dans son fief de Toul, Nadine Morano a su regagner la confiance de Nicolas Sarkozy grâce à son travail de connaisseuse au secrétariat d'État à la Famille.

 

Selon Le Point :

Nadine Morano veut le mammouth

Par Sylvie Pierre-Brossolette

Nadine Morano est toujours aussi allante : la voilà qui souhaite voir adjoindre à son secrétariat à la Famille le ministère de l'Éducation, un vieux rêve, lorsqu'il se libérera. "Cela aurait de la gueule, affirme-t-elle. J'ai envie d'un job difficile, d'un ministère de mission." Xavier Darcos trouverait l'idée séduisante et l'encouragerait à briguer ce poste impossible dont il ne veut plus. Nadine Morano a fait part de ses ambitions à Nicolas Sarkozy, qui ne l'a pas dissuadée de se préparer. Elle est en train d'écrire une note pour le chef de l'État défendant l'idée d'une fusion des deux portefeuilles de la Famille et de l'Éducation. Quand elle a vu le président en tête à tête le 17 janvier à l'Élysée, il l'a complimentée pour son travail, après lui avoir expliqué pourquoi il n'avait pas pu la nommer secrétaire générale adjointe à l'UMP, en raison des multiples équilibres internes à respecter. "J'irai où cela te conviendra", lui a répondu cette militante à 100 %. Une fidélité qu'elle espère voir récompensée, à l'Éducation, à l'Intérieur ou ailleurs...



Petit florilège de cette Bécassine vulgaire et populiste...




jeudi, février 19 2009

L'Isère en avance ! Le démantèlement de l'Education Nationale a commencé !

Mise à jour du 18 février : devant la bêtise, la stupidité, et la grossièreté d'une telle offre, l'IA de l'Isère a édulcoré son offre d'emploi (qui malheureusement reste toujours aussi débile et indigne !) Super-Instit est très pressé de voir la tête du jaune qui acceptera le job ! On a encore du goudron et des plumes ???


En annexe, la nouvelle offre, et pour les sceptiques : http://ia38.ac-grenoble.fr/siteiaspip/IMG/pdf/DirStQuentinFall.pdf



Super-Instit a l'honneur de relayer cette offre d'emploi alléchante, qui émane directement de l'IA de l'Isère... Malheureusement, l'émetteur a omis de préciser la rémunération, les avantages liés au contrat (treizième mois, chèques déjeuner, voiture de fonction, prime...)... Nul doute que cet oubli sera réparé sous peu... Peut on espérer une rémunération à la hauteur de celle de Jouyet ?


Il est à peu près certain que les syndicats d'IEN se mobiliseront en masse contre ces méthodes, publieront un communiqué courageux et réussiront, dans leur lutte acharnée, à obtenir... un peu plus de pognon !!!


Pensez à faire copie de votre candidature à Darcos, que ce courageux IA reçoive à son tour les éloges qu'il mérite à mener si bien l'œuvre de destruction de l'Education Nationale initiée par le petit (mais dangereux !) Sarko... En annexe (ci-dessous), le PDF pour une lecture plus agréable !


lundi, février 16 2009

71 000 euros d'augmentation pour le patron du gendarme de la Bourse


Le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, va désormais percevoir une indemnité annuelle brute de 220 000 euros, en plus de sa rémunération de haut fonctionnaire. Soit une augmentation de 71 000 euros fixée par un arrêté publié samedi 14 février au Journal officiel.


Super-Instit ne peut que se féliciter de tant de mesure dans cette période de crise, et est certain que ce léger bonus réchauffera le cœur (à défaut du porte-monnaie !)des oubliés du pouvoir...

Beau cadeau de Saint-Valentin pour cet ancien ministre de Sarko... Ce charmant privilégié pourra célébrer dignement cette augmentation avec sa charmant femme, Brigitte Taittinger... Entre potes, on partage les frais : les contribuables amènent le pognon, Jouyet amène le champagne !



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